Et si le cycle féminin n’était pas quelque chose à subir, mais quelque chose à comprendre, à respecter, à célébrer ?
Le corps des femmes parle en rythmes, en vagues, en mouvements intérieurs. Chaque mois, il traverse différentes phases, chacune porteuse d’une énergie particulière. Pourtant, pendant longtemps, ces variations ont été perçues comme un problème, une faiblesse, quelque chose à cacher.
Aujourd’hui, une autre vision émerge : celle d’un corps cyclique, vivant et profondément sage.
Le cycle féminin : un langage du vivant
Le cycle menstruel est un cycle de transformation.
Il influence l’énergie, les émotions, la créativité, la concentration, le besoin de relation ou de solitude. Certaines phases invitent naturellement à l’action, à l’ouverture, à l’expression. D’autres appellent au ralentissement, à l’introspection et au repos.
Aucune de ces phases n’est inférieure à une autre.
Elles forment un tout, un mouvement cohérent, un équilibre subtil.
Apprendre à reconnaître ces rythmes, c’est s’offrir une meilleure connaissance de soi, mais aussi une immense permission : celle de ne pas être identique chaque jour.
Cycle féminin et cycle masculin : lune et soleil
La femme est profondément liée à un rythme cyclique, souvent comparé à celui de la lune. Son énergie fluctue, se transforme, se renouvelle.
L’homme, quant à lui, est davantage relié à un cycle solaire : une énergie plus stable, plus linéaire, orientée vers l’action continue et la constance. Cela ne signifie pas qu’il ne ressente pas de variations, mais que son fonctionnement biologique et hormonal suit un rythme différent.
Pendant longtemps, notre société s’est construite principalement autour de ce modèle solaire, valorisant la performance constante, la productivité et l’endurance. Les femmes ont alors souvent été invitées — consciemment ou non — à s’adapter à ce rythme, parfois au détriment de leur propre nature.
Reconnaître ces différences, ce n’est pas opposer.
C’est honorer deux rythmes complémentaires.
Quand les règles deviennent une source de honte et de souffrance
Les règles ont longtemps été entourées de silence, de tabous, voire de honte. Beaucoup de femmes ont grandi avec l’idée qu’il fallait les cacher, les minimiser, faire “comme si de rien n’était”.
Pourtant, la réalité est bien différente :
Une femme aura ses règles pendant environ 38 années de sa vie
Environ une fois sur deux, les règles sont vécues comme douloureuses
Malgré cela, la douleur est souvent banalisée, normalisée, voire ignorée. Les femmes ont appris à continuer, à serrer les dents, à ne pas déranger.
Cette souffrance, physique comme émotionnelle, n’est pas anodine. Elle raconte un manque d’écoute, un manque de reconnaissance du corps féminin et de ses besoins.
Les règles : une fin … et un renouveau
Les règles ne sont pas un échec du corps.
Elles sont la fin d’un cycle et, en même temps, le début d’un autre.
Elles marquent un temps de libération, de nettoyage, de retour à soi. Le corps se déleste pour mieux recommencer. Dans cette perspective, les règles deviennent un moment de transition, un passage, une renaissance discrète mais puissante.
C’est une invitation naturelle au ralentissement, à l’introspection, à l’écoute. Non pas parce que la femme est “moins capable”, mais parce que le corps accomplit un travail profond.
Voir les règles comme un renouveau permet de transformer le regard porté sur cette période :
non plus un poids à porter, mais un temps sacré, un espace de régénération.
Une puissance qui ne crie pas
La force du féminin ne se mesure pas à la constance ou à la productivité.
Elle réside aussi dans la capacité à ressentir, à créer, à transformer, à se renouveler.
Être cyclique ne signifie pas être instable.
Cela signifie être vivante, traversée par différentes facettes, toutes légitimes.
Honorer son cycle, c’est cesser de se juger pendant les moments de fatigue ou de sensibilité. C’est reconnaître que le repos est aussi précieux que l’action, que le silence peut être aussi fécond que le mouvement.
Une source d’inspiration : La Lune rouge de Miranda Gray
Cette approche douce et valorisante du cycle féminin fait écho à la vision développée par Miranda Gray dans son livre La Lune rouge. Elle y propose une lecture symbolique du cycle menstruel, invitant à voir chaque phase comme une énergie spécifique et précieuse.
Sans se vouloir scientifique ou universelle, cette œuvre offre une source d’inspiration pour celles qui souhaitent renouer avec leur corps, leurs rythmes naturels et une relation plus consciente à leur féminité.
Conclusion
Honorer son cycle, c’est se rappeler que le corps féminin n’est ni un problème ni une anomalie.
C’est un rythme ancien, puissant et profondément intelligent.
Choisir la douceur plutôt que la lutte.
L’écoute plutôt que le contrôle.
Et peut-être, au fil du temps, transformer les règles en un moment non plus redouté, mais respecté.
Parce que le cycle féminin n’est pas un fardeau.
C’est une histoire de renouveau permanent
Si ce sujet vous parle, vous aimerez aussi notre article sur La Lune rouge – Un hymne à la femme et à son cycle une lecture douce pour mieux comprendre votre corps.
Vous avez une expérience ou une question sur le cycle féminin ? Laissez un commentaire, je serai ravie de vous lire et d’échanger avec vous.

